Un mot griffonné dans un carnet

Une tablette posée sur une table sombre, lumière dorée et chaude, ambiance intime, évoquant le moment où le nom Akavai est devenu officiel

Chère lectrice, cher lecteur,

Six jours, aujourd'hui. Hier, je vous parlais de mes craintes. Aujourd'hui, j'ai envie de revenir en arrière, à un instant précis que je n'ai jamais raconté ici : le jour où le mot « Akavai » a cessé d'être une idée pour devenir quelque chose de réel.

Ce nom, je le portais dans ma tête depuis longtemps, bien avant qu'il y ait un logo, un site, ou le moindre bijou à vendre. Il vivait dans mes carnets, dans des conversations à voix basse, comme un projet qu'on n'ose pas encore dire tout haut de peur qu'il s'évapore. Et puis un jour, il a fallu le taper, noir sur blanc, dans un formulaire d'immatriculation. Le voir s'afficher là, associé à un numéro de SIRET, à une adresse, à une date, m'a fait un effet que je n'avais pas anticipé.

Ce n'était plus un rêve qu'on peut ranger dans un tiroir un soir de doute. C'était devenu une chose qui existait, indépendamment de moi, aux yeux de l'administration, du monde, de vous peut-être un jour. Un nom qu'on choisit en secret, puis qu'on regarde devenir officiel, ça change quelque chose. On ne peut plus faire comme s'il n'était qu'à nous.

Je repense souvent à ce moment, maintenant que l'ouverture approche. Parce qu'il y a une ligne droite entre ce jour-là et celui-ci : entre un mot griffonné dans un carnet et une boutique qui, dans six jours, vous ouvrira ses portes.

Six jours. Et un nom qui, depuis longtemps déjà, ne m'appartient plus tout à fait.

À très bientôt, pour de nouvelles confidences.

Ce carnet fait suite à mes craintes, confiées dans Ce que je crains, et pourquoi j’ouvre quand même. Et ce nom, vous le retrouverez sur chaque pièce de la boutique.

Bien à vous,
La fondatrice d'Akavai Boutique

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