Chère lectrice, cher lecteur,
Sept jours, aujourd'hui. Hier, je vous parlais du soin mis dans chaque colis. Aujourd'hui, j'ai envie d'être un peu plus vulnérable avec vous : vous parler de ce que je redoute, à une semaine de la porte qui s'ouvre.
Je crains, bien sûr, qu'une pièce ne plaise pas autant que je l'espère. Je crains un mot maladroit, une réponse trop lente un soir où je serai débordée, une commande qui n'ira pas aussi vite que je le voudrais. Ce sont des craintes ordinaires, je crois, pour quiconque met quelque chose au monde après des mois de préparation.
Il y en a une autre, plus étrange, dont je ne vous avais jamais parlé : celle de ne plus pouvoir tout contrôler. Jusqu'ici, Akavai n'existait que dans mes mains. Dans sept jours, elle appartiendra aussi un peu à vous, à vos avis, à vos attentes, à ce que vous en ferez. Et c'est précisément ce qui me terrifie et m'enthousiasme à la fois.
Alors pourquoi ouvrir malgré tout ? Parce qu'une boutique qui reste éternellement en préparation, à l'abri de tout regard, ne sert à rien. Parce que la perfection que je cherche depuis des semaines n'existera jamais vraiment, elle ne peut se construire qu'avec vous, une fois la porte ouverte.
Sept jours. J'ai peur, et j'ouvre quand même.
À très bientôt, pour de nouvelles confidences.
Si la peur vous parle aussi, lisez Le geste qui accompagnera chaque commande : c'est ma façon de m'y préparer. Et les pièces que j'ai choisies pour vous sont à découvrir ici.
Bien à vous,
La fondatrice d'Akavai Boutique
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