Chère lectrice, cher lecteur,
Dix-sept jours, aujourd'hui. Hier, je vous parlais d'une après-midi qui m'avait fait un bien immense (Des visages qui nous rappellent d'où l'on vient). Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de ce rituel lui-même : celui d'écrire, chaque matin, sans savoir si quelqu'un me lit.
Une discipline que je n'avais pas anticipée
Quand j'ai commencé ce journal, je pensais que ce serait un exercice de communication, presque technique : annoncer une ouverture, faire patienter, entretenir un lien. Ce que je n'avais pas prévu, c'est à quel point ça deviendrait un exercice d'honnêteté envers moi-même.
Écrire tous les jours, ça ne laisse pas beaucoup de place à l'à-peu-près. On ne peut pas raconter la même chose deux fois sans s'en apercevoir. On doit creuser, chercher ce qu'on n'a pas encore dit, et parfois, ce qu'on n'avait pas encore compris soi-même.
Ce que j'ai appris, sans le chercher
Je crois que je savais, en théorie, que je tenais à la sincérité plus qu'à la perfection. Mais c'est en écrivant ces lettres, jour après jour, que je l'ai vraiment vérifié. Il y a des jours où j'aurais pu vous raconter quelque chose de plus vendeur, de plus travaillé. J'ai presque toujours choisi l'autre option : vous dire ce qui était vrai ce jour-là, même quand c'était modeste.
Je ne sais pas si c'est la bonne méthode. Mais c'est la seule que je me sente capable de tenir jusqu'au bout.
À demain, pour de nouvelles confidences.
Bien à vous,
La fondatrice d'Akavai Boutique 🖤
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