Perle de culture, perle d'eau douce, imitation : comment s'y retrouver

Perles aux nuances anthracite et ivoire sur une surface sombre, lumière chaude et reflets dorés, illustration du Journal d’Akavai sur les différents types de perles

Sur une fiche produit, le mot « perle » recouvre des réalités très différentes : perle naturelle, perle de culture, perle d'eau douce, imitation. Elles n'ont ni la même origine, ni la même valeur, et les professionnels disposent de règles de vocabulaire précises pour les distinguer.

Naturelle ou de culture : l'intervention de l'humain

Une perle naturelle se forme dans un mollusque sans aucune intervention humaine. Une perle de culture se forme elle aussi dans un mollusque vivant, mais avec l'aide de l'humain [1][2].

Pour une grande partie des perles de culture, un technicien insère dans le mollusque un petit noyau en coquille accompagné d'un fragment de tissu : le mollusque dépose ensuite de la nacre tout autour. D'autres perles sont obtenues uniquement à partir de fragments de tissu, sans noyau [2].

Eau de mer ou eau douce

Parmi les perles de culture d'eau de mer, le GIA distingue l'akoya (produite surtout au Japon et en Chine), la perle des mers du Sud (Australie, Indonésie, Philippines) et la perle de culture de Tahiti, élevée principalement en Polynésie française, issue de l'huître Pinctada margaritifera et dont les teintes vont du gris au noir [2].

Les perles d'eau douce sont, selon le GIA, le type le plus produit : tailles, formes et couleurs très variées, prix plus accessibles, la Chine étant la première source [2]. La CIBJO précise qu'elles sont obtenues dans des moules d'eau douce et que le mot « d'eau douce » doit apparaître avant « perle de culture », avec la même visibilité [1].

Les imitations

Une imitation est un produit artificiel qui se contente de reproduire l'aspect d'une perle naturelle ou de culture. D'après la CIBJO, le mot « imitation » ou « simulée » doit précéder le nom, avec la même visibilité, y compris dans les catalogues et les annonces en ligne. Les appellations qui pourraient prêter à confusion avec une vraie perle sont interdites [1].

Autre point utile : une perle cultivée dont le revêtement extérieur n'est pas de la nacre déposée par un mollusque est considérée comme une imitation [1].

Ce que dit le droit en France

La DGCCRF cite le décret n° 2002-65 du 14 janvier 2002, relatif au commerce des pierres gemmes et des perles, parmi les textes applicables aux bijoux [3].

Les bons réflexes

  • Lire le mot exact employé : perle, perle de culture, perle d'eau douce, imitation.
  • Demander l'origine et le type de perle.
  • Comparer l'éclat, la surface et la nacre : nous détaillons ces critères dans notre article sur la perle de culture de Tahiti.

Chez Akavai, les pièces de la collection Poe intègrent de la perle de culture de Tahiti, et nous la nommons toujours ainsi.

Bien à vous,
La fondatrice d'Akavai Boutique

Sources :
[1] CIBJO, Pearl Blue Book (2020), clauses 4.4.1.1.2, 4.5.1.1, 4.5.1.2, 4.7.1, 4.7.2.3.
[2] GIA, Pearl Description.
[3] DGCCRF, Étiquetage et sécurité des bijoux.

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