Le rituel du choix

Rituel du choix d'un bijou collection - Akavai Boutique

Chère lectrice, cher lecteur,

Hier, je vous parlais de patience, de pluie et de temps ralenti. Je vous promettais, en refermant cette lettre, de nouvelles confidences pour les jours à venir. La voici donc, celle d'aujourd'hui : je vais vous ouvrir, un tout petit peu, la porte du rituel le plus secret d'Akavai, celui du choix.

Tout ne trouve pas sa place chez Akavai

Il faut que je vous fasse un aveu, chère lectrice, cher lecteur : la grande majorité de ce que je découvre ne rejoindra jamais la sélection d'Akavai. Ce n'est pas mauvaise volonté de ma part, ni sévérité gratuite. C'est simplement que peu de choses, au fond, passent l'épreuve que je leur impose qu'il s'agisse de créations d'artisans, dont j'admire profondément le savoir-faire, ou de pièces plus discrètes dénichées ici et là.

Car avant qu'une pièce ne trouve sa place dans cette sélection, elle doit répondre à une question que je me pose invariablement : raconte-t-elle quelque chose ? Si la réponse est non, aussi jolie soit-elle, aussi habile soit la main qui l'a façonnée, elle repart aussitôt d'où elle vient. Ce n'est jamais un jugement sur le travail de celles et ceux qui la créent, seulement une question de place, dans un univers qui se doit de rester cohérent.

Les trois épreuves silencieuses

Sans vous dévoiler tous mes petits secrets, je peux tout de même vous confier qu'une pièce, pour être retenue, doit franchir trois épreuves.

La première, c'est celle du regard : est-ce qu'elle m'arrête, vraiment, ou est-ce qu'elle se contente de ne pas me déplaire ? La nuance, croyez-moi, est immense.

La deuxième, c'est celle de la matière : la qualité, cela se vérifie, cela se questionne, cela se discute aussi. Aucune pièce n'entre chez Akavai sans que j'aie pris le temps d'échanger longuement avec celles et ceux qui la façonnent, jusqu'à la connaître presque aussi bien que si je l'avais moi-même entre les mains. C'est cette exigence-là, plus que toute autre, qui me permet de vous assurer qu'elle tiendra ses promesses dans le temps, et pas seulement sur une photographie.

La troisième, enfin, c'est celle de la place : a-t-elle sa place aux côtés de ce qui existe déjà ? Une boutique, comme une maison, ne s'accommode pas de tout et n'importe quoi. Il faut que chaque pièce trouve sa voisine sans la contredire.

Écarter, plus que choisir

On croit souvent qu'une boutique se construit en accumulant. Chez Akavai, c'est plutôt l'inverse : elle se construit en écartant. Chaque refus, aussi anodin paraisse-t-il, façonne un peu plus ce que vous découvrirez bientôt. C'est un exercice ingrat, parfois même un crève-cœur, mais c'est à ce prix, je le crois profondément, que naît une sélection qui a du sens.

À demain, pour la suite

Voilà, chère lectrice, cher lecteur, un peu plus de la manière dont tout ceci prend forme, jour après jour, refus après refus. Je vous retrouve très bientôt pour de nouvelles confidences.

Bien à vous,

 La fondatrice d'Akavai Boutique

0 commentaire

Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant leur publication.