Le beau n’a pas besoin d’attendre dimanche

Main soulevant un collier doré dans une boîte à bijoux ouverte, sur une commode en bois, près d’un pull crème, dans une lumière chaude.

Chère lectrice, cher lecteur,

Hier, je vous proposais de superposer trois colliers sans déclencher une bataille de fermoirs. Aujourd’hui, j’ai envie de revenir à une question plus simple : une fois le bijou choisi, pourquoi attendre une occasion pour le porter ?

Nous avons parfois cette drôle d’habitude de réserver ce que nous aimons aux jours qui sortent de l’ordinaire. La jolie vaisselle pour les invités. La robe pour une soirée. Le bijou pour une date qui mérite d’être entourée sur le calendrier. Le reste du temps, on fait au plus pratique, comme si un mardi n’avait pas tout à fait droit au beau.

Or nous sommes mardi. Et je prends sa défense.

Pas besoin d’un dîner aux chandelles pour mettre une paire de boucles d’oreilles. Pas besoin d’une invitation pour choisir le collier qui vous plaît. Une chemise simple, un pull uni, les cheveux relevés sans cérémonie : il suffit parfois de très peu pour laisser une place à ce petit éclat qu’on aurait autrement gardé dans sa boîte.

Je ne parle pas de se mettre en scène, ni de transformer chaque sortie en occasion de recevoir des compliments. Je parle de ce plaisir beaucoup plus discret : porter quelque chose parce qu’on aime le sentir près de soi. Même si personne ne le remarque. Même si la journée ressemble à toutes les autres.

Ces derniers jours, nous avons parlé du fenua, des souvenirs que l’on garde, de cette fleur derrière l’oreille qui dit quelque chose sans prononcer un mot. Il y a un fil entre tout cela : ce qui nous touche n’a pas forcément besoin d’être montré en grand. Un bijou peut rester une petite présence personnelle. On sait pourquoi on l’a choisi. C’est déjà beaucoup.

Et si vous préférez n’en porter qu’un, voilà une excellente nouvelle : mon article d’hier n’était pas un règlement intérieur. Trois colliers peuvent être jolis. Un seul peut être exactement ce qu’il vous faut. Le miroir donne un avis ; le dernier mot vous appartient.

Au sixième jour d’Akavai Boutique, j’ai envie de laisser cette idée ici : le beau ne devrait pas toujours patienter derrière un couvercle. Il peut accompagner une journée ordinaire sans lui demander de devenir extraordinaire.

Alors, aujourd’hui, s’il y a dans votre boîte un bijou que vous aimez et que vous réservez toujours pour « une autre fois », peut-être que cette autre fois pourrait être maintenant. Pas besoin d’en acheter un nouveau pour commencer.

Et vous, quel bijou avez-vous envie de sortir de sa boîte, simplement pour vous ?

Si vous avez manqué ma méthode de la veille, Trois colliers, zéro faute de goût vous attend. Et pour les jours où l'on veut un bijou facile à porter, Les Essentielles sont faites pour ça.

Bien à vous,
La fondatrice d’Akavai Boutique

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