Deux cultures qui se croisent

Deux paysages polynésien et français rencontre de deux cultures - Akavai Boutique

Chère lectrice, cher lecteur,

Vingt-cinq jours, aujourd'hui. Et je voulais, pour une fois, vous parler d'autre chose que de bijoux ou de comptes à rebours. Vous parler d'ici, et de là-bas.

Le fenua qu'on porte, même loin

On ne quitte jamais vraiment Tahiti, pas quand on la porte en soi. La chaleur des gestes, cette façon naturelle de saluer quelqu'un croisé dans la rue, sans autre raison que celle d'être là, au même endroit, au même moment : je continue de le vivre, même à des milliers de kilomètres. Ce sont des réflexes qu'on ne désapprend pas, même quand tout le reste autour de soi a changé. C'est ce même fil invisible qui me relie encore aujourd'hui à celles et ceux restés là-bas (Une main tendue depuis le fenua).

Un village qui nous a surpris

Ce qui m’a surprise, c’est d’avoir retrouvé quelque chose de familier ici, dans notre village. Les gens se saluent dans la rue, s’arrêtent pour demander comment on va, sans que rien ne les y oblige juste parce que c’est ainsi qu’on fait. Ce n’est pas Tahiti, bien sûr. Le climat est différent, le paysage aussi, et les voix au marché n’ont pas le même accent. Mais cette chaleur-là, cette manière de se reconnaître les uns les autres, elle est bien présente, presque intacte. Nous y avons croisé de belles personnes, ce voisin qui dépose votre colis avec un sourire, ces visages qui reviennent, et certains sont devenus, sans qu’on s’en aperçoive vraiment, une forme de famille de cœur.

Deux racines qui se rejoignent

Ce n'est pas de là qu'Akavai est né, son nom porte une autre histoire, plus intime, que je vous ai déjà confiée. Mais c'est peut-être de là qu'Akavai continue de grandir : nourri par cette rencontre entre une culture polynésienne qui ne s'efface jamais tout à fait, et un quotidien français qui, finalement, lui ressemble un peu plus qu'on ne pourrait le croire au premier regard.

Deux mondes, une seule maison

Alors quand on me demande où est vraiment chez moi, je réponds de moins en moins vite. Tahiti est dans mes gestes, dans ce que je transmets à travers Akavai. Mais ce village, ces visages familiers, cette gentillesse simple qu'on retrouve au coin de la rue, c'est chez moi aussi, tout autant. Peut-être qu'au fond, une maison, ce n'est jamais un seul endroit : c'est partout où l'on continue de se dire bonjour avec sincérité.

Bien à vous,

La fondatrice d'Akavai Boutique

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