Chère lectrice, cher lecteur,
Il y a des dates qui restent abstraites jusqu'au moment où elles ne le sont plus. On les regarde de loin, on les prépare, on les redoute un peu aussi, et puis un matin, elles ne sont plus dans le calendrier, elles sont dans deux jours. C'est là où j'en suis.
Je ne vais pas vous mentir : je pensais que ce moment ressemblerait à un aboutissement, une ligne d'arrivée bien nette. En réalité, ça ressemble plutôt à un seuil. On ne franchit pas un seuil en sachant exactement ce qu'il y a de l'autre côté, on le franchit parce qu'on a fini de tourner autour, et qu'il est temps.
Ces dernières semaines, j'ai vérifié des détails que je ne pensais même pas savoir vérifier. J'ai reformulé des phrases dix fois pour qu'elles disent exactement ce que je voulais dire. J'ai douté, recommencé, douté encore un peu moins. Ce n'est pas glamour, préparer une ouverture, c'est fait de petites choses répétées, jusqu'à ce qu'elles tiennent debout toutes seules.
Ce qui me touche le plus, en ce moment précis, ce n'est pas la boutique elle-même. C'est vous. Celles et ceux qui ont suivi les coulisses sans rien recevoir en retour, qui ont commenté, partagé, attendu, sans savoir si l'attente vaudrait le coup. Dans deux jours, vous saurez. Et j'espère, sincèrement, que ça vaudra le coup.
Alors on ne se dit pas au revoir aujourd'hui. On se dit juste : à très bientôt, de l'autre côté du seuil.
La question de l'authenticité, je l'ai abordée dans Ce qui prouve qu’un bijou vient vraiment de là-bas. Et pour patienter, nos bijoux sont déjà là.
La fondatrice d'Akavai Boutique
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