Chère lectrice, cher lecteur,
Douze jours, aujourd'hui. Il y a quelques jours, je vous parlais de ce que m'apprend le rituel d'écrire ces lettres chaque matin, sans savoir qui me lit Ce que ces lettres m'apprennent sur moi. Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de ce que je ressens, à douze jours de l'ouverture, et d'un moment d'hier qui a tout remis en perspective.
Hier après-midi, j'étais à un anniversaire, entouré de ma famille de cœur. De ces retrouvailles qu'on attend sans se l'avouer, et qui font du bien, bien au-delà de ce qu'on imaginait. Entre deux discussions, deux rires, j'ai repensé à Akavai, à ce projet que je porte depuis des mois, et j'ai réalisé une chose simple : c'est exactement ce genre de lien-là que j'essaie de mettre dans chaque pièce. Ce sentiment d'être entourée, reliée, chez soi, même loin du fenua.
Alors oui, il y a de l'excitation à douze jours de l'ouverture. Celle qu'on ressent avant quelque chose qu'on a porté seule la plupart du temps, et qui va enfin exister pour de vrai, en dehors de ma tête et de mes carnets.
Mais il y a aussi ce vertige que j'aurais presque envie de vous cacher : celui qu'on ressent quand on est sur le point de montrer quelque chose fabriqué avec ses mains et son cœur, en sachant qu'on ne pourra plus revenir en arrière une fois que ce sera public.
Et puis il y a des après-midis comme celle d'hier, qui viennent tout remettre à sa place. Elles me rappellent pourquoi je fais tout ça : pas pour vendre des bijoux, mais pour offrir à d'autres ce sentiment-là, celui d'être entourés par les leurs, même à des milliers de kilomètres du fenua.
Douze jours. Je ne sais pas encore ce que je ressentirai le premier octobre. Mais je sais que je serai là, avec vous, pour vous le raconter.
À très vite,
La fondatrice d'Akavai Boutique
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